Taï Chi Chuan

Les origines du Taï Chi Chuan, dont la traduction est « boxe du faîte suprême », sont confuses et très contestées. Deux théories émergent particulièrement quant à la création de cet art martial interne.

Taï chi chuan
La première, la plus populaire, attribue l’invention du Taï Chi Chuan au taoïste Chang San Fen qui se serait inspiré, au XIIIème siècle,  d’un combat entre une grue et un serpent.

La deuxième hypothèse intervient plus tard, au XVIIème siècle et concerne un style de Taï Chi spécifique «le Chen »,  avec Chen Wang Ting qui aurait enseigné son art à l’ensemble de son village. L’histoire devient plus précise dès le XVIIIème siècle avec Chen Chang Shen qui enseigne ces techniques aux membres de sa famille et à un dénommé Yang Lu Shan. Ce-dernier s’installe à Pékin et enseigne le Taï Chi à ses trois fils et à un nombre indéterminé de personnes. Deux de ses petits-fils transformèrent les techniques apprises et donnèrent naissance à deux styles de Taï Chi Chuan : le style Yang et le style Wu.

Les styles

Le Taï Chi Chuan est classé dans le courant interne. On recense de nombreux styles dont les cinq principaux sont :

  • Le style Chen qui descend de Chen Wang Ting (1600-1680)
  • Le style Yang qui vient de Yang Lu Shan (1799-1872)
  • Le style Wu de Wu Jian Quan (1870-1942)
  • Un autre style Wu de Wu Yu Xiang (1812-1880)
  • Et le style Sun de Sun Lutang (1861-1932)

Le Taï Chi Chuan insiste sur le développement d’une force souple et dynamique par opposition à la force  physique pure. Ses fondements étant le relâchement du corps, la fluidité des mouvements et leur coordination, il  se pratique de manière détendue, en alliant respiration et concentration. C’est un Qi Gong (ensemble d’exercices permettant de travailler sur le souffle et l’énergie interne) et n’implique donc pas un travail sur la puissance musculaire. C’est pourquoi, l’entraînement de cet art martial est tout d’abord exécuté lentement pour sentir les flux du souffle vital (Qi) en vue d’exercices plus profonds.

Les exercices de poussées de main, Tui Shou, permettent d’appliquer les principes du Taï Chi Chuan avec un partenaire, de manière progressive, afin de mieux exécuter les applications martiales.

Le Taï Chi Chuan se pratique à mains nues mais également avec des armes (bâton, épée, lance…).

Le style enseigné dans l’école est le style Yang, le plus connu et le plus pratiqué dans le monde. Il se travaille à partir de formes (Taos – enchaînements de plusieurs techniques) accessibles à tous et par l’apprentissage du maniement des armes. Le travail du Tui Shou est également présent dans la formation ainsi que la mise en application des techniques apprises.
Les cours allient Taï Chi Chuan et Qi Gong et proposent aussi une ouverture sur le style Chen.

Qu’apporte la pratique ?

Pour le pratiquant, le Taï Chi Chuan favorise la bonne circulation de l’énergie interne, renforce la condition physique, développe la connaissance du corps, maintient en bonne santé, apaise l’esprit, libère des tensions, améliore l’équilibre, la souplesse, le bien-être…

Les 10 principes fondamentaux du Taï Chi Chuan :

  1. Etre vide, avoir l’esprit en alerte et l’énergie au sommet de la tête
  2. Rentrer la poitrine et allonger le dos
  3. Relâcher la taille
  4. Distinguer le vide et le plein
  5. Caler les épaules et abaisser les coudes
  6. Utiliser l’intention au lieu de la force musculaire
  7. Synchroniser les parties supérieures et inférieures du corps
  8. Harmoniser l’interne et l’externe
  9. Continuité et absence d’interruption
  10. Rechercher la quiétude dans les mouvements