Kung Fu

Le Kung-Fu trouve son origine il y a plus de 4 000 ans, en Chine, principalement sous la forme d’exercices de lutte codifiés.

Temple Shaolin

BodhidharmaAu cours des siècles, les techniques se sont perfectionnées, cherchant ainsi à utiliser la technique plutôt que la force brute. C’est au sein du temple de Shaolin, dans la province du Henan, au Vème siècle, que les bases du kung-fu actuel sont établies grâce notamment à l’enseignement d’un moine indien nommé Bodhidharma. En effet, devant la faiblesse et l’apathie des moines, il leur enseigna des exercices physiques afin de leur redonner une hygiène corporelle correcte.

D’autres personnages importants se succédèrent par la suite dans l’histoire de Shaolin amenant ainsi aux moines de véritables connaissances martiales :

    - le mendiant Jinna Luo, expert dans l’art du bâton qui, après avoir défait des brigands grâce à son arme, resta quelques années au temple ;

- le jeune noble Kioh Yuan qui, pour enrichir le niveau technique des moines, a parcouru le pays à la recherche de nouvelles boxes. Pendant son périple, il rencontre Pai Yu Feng et son maître Li Chieng, experts en mains nues qui vont amener au temple l’art de la « main ouverte » complétant ainsi le savoir des moines.  Ces deux maîtres ont également introduit le système des cinq animaux. Kioh Yuan a, quant à lui , développé les soins médicaux au sein du temple ainsi que le Qi Gong.

Les moines perfectionnèrent ainsi les techniques apprises et en développèrent de nouvelles.  Ils se forgèrent alors à travers les siècles une grande renommée de moines guerriers et furent souvent sollicités en temps de guerre.
Citons comme exemple le moine Tan Zong, anoblit en compagnie de douze autres moines après leur victoire dans une bataille, et qui devint par la suite Général en chef.

Le Kung Fu Wushu, traduction de « Homme accompli dans l’art de la guerre », est un art martial complet qui aborde le travail à mains nues « TaoLu», avec armes « TaoShu » (bâton, sabre, lance, épée, couteaux…), les techniques de self-défense « Chin Na » et de combats traditionnels « Sanshou »…

Contrairement aux idées reçues, le Kung Fu ne se travaille pas en force mais trouve sa puissance dans la fluidité des mouvements, la rapidité dans l’enchaînement des techniques, l’expression de l’énergie interne « Qi », l’enracinement des postures…

Les styles

La richesse du Kung Fu se retrouve à travers les styles qui le composent (environ 400 boxes de kung-fu différentes), tous issus d’un socle commun (Shaolin) mais offrant à chaque pratiquant la possibilité de s’exprimer différemment.

Deux grands courants martiaux émergent au fil des siècles : les styles du Nord « Sanchuan » (boxe longue), caractérisés par des techniques de pieds variés et acrobatiques, des postures allongées, des mouvements dynamiques et très démonstratifs, et les styles du Sud « Nanchuan » (poing du sud), caractérisés quant à eux par des techniques de mains diversifiées, des positions basses et ancrées, une force explosive.

Certains styles ont une prédominance animale comme le Tang Lang (menthe religieuse), Bai He Quan (grue blanche), d’autres favorisent le travail du corps à corps (Wing Tsun), les techniques de mains et d’autres encore le travail des jambes (coups de pieds, balayages…) ou l’endurcissement.

L’école de Cavaillon développe principalement les styles du Sud à savoir le Choy Li Fut, le Wing Tsun, et le Hung Gar qui présentent des caractéristiques très différentes les uns des autres mais qui se rejoignent dans certains principes de travail.

D’autres styles sont également abordés, sous forme de stages, comme le Tang Lang, Bai He Quan…

Les armes principales font partie du programme d’enseignement (bâton, sabre, lance, épée). Les autres armes font l’objet de stages.

Qu’apporte la pratique ?

Le Kung Fu a pour caractéristique principale d’employer toutes les ressources du corps humain (frappes, saisies, clés, pression, projection, balayage).

C’est une pratique accessible au plus grand nombre qui améliore la condition physique, développe l’endurance et la résistance, augmente la volonté et la confiance en soi et permet de lutter contre le stress.

Pour les enfants, cette pratique développe également la motricité et la coordination du corps, la volonté, les capacités fonctionnelles (vitesse, souplesse…), le travail en groupe, l’attention et véhicule des valeurs importantes telles que le respect, la discipline, l’empathie et l’honneur.